
Home sweet home! On l’aime douillet, son intérieur, on le veut accueillant pour ses enfants. Mais point trop n’en faut : à trop moquetter et calfeutrer, on risque paradoxalement de faire grimper le niveau de pollution intérieure. Explications…
La pollution est au cœur de nos préoccupations. La peur d’une dégradation de l’environnement arrive en 3ème position des craintes des Français, après la violence dans les banlieues et le chômage, selon un récent sondage (*). D’après ce même sondage, la pollution de l’air dans les agglomérations est le problème d’environnement le plus préoccupant pour 15% d’entre nous, derrière le réchauffement de l’atmosphère (19%).
Mais qu’en est-il de l’air respiré à la maison ? De cet air-là, on ne se méfie pas. Et pourtant… Nous passons en moyenne 13 h à la maison, 8 h au bureau et seulement une heure dehors. Les jeunes enfants, eux, passent encore plus de temps à l’intérieur.
« Cela conduit à s’interroger sur les parts respectives des pollutions extérieure et intérieure et de leurs sources dans l’évaluation des risques pour la santé », remarque le Dr Fabien Squinazi (médecin-chef au laboratoire d’hygiène de la ville de Paris). D’autant que l’air intérieur est souvent confiné : doubles vitrages de plus en plus fréquents (ils sont d’ailleurs obligatoires dans les constructions neuves depuis juin 2001), aération insuffisante.
« La pollution de l’air intérieur jouerait un rôle significatif dans la croissance des pathologies chroniques (telles que cancers, affections respiratoires, troubles de la reproduction, du système immunitaire et du système nerveux) et serait corrélée à l’incidence croissante de certaines maladies chez l’enfant. » C’est sur ces arguments qu’a été dernièrement créé par le gouvernement un « Observatoire de la qualité de l’air intérieur », dont l’objectif est d’évaluer et de prévenir les risques.
Car, pour le moment, on ne sait pas grand chose de la qualité de l’air respiré à la maison et des effets réels sur la santé de cette ...
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